Nº8 : Le printemps
L'été, Beau et pluvieux, Comme un nouveau-né envoyé des cieux. Je découvre le sein, la vie et l'amour démesuré.
L'automne, Doux, fruité comme Mon verger inavoué ; garçon, somme De la vie, des autres et des violences monotones.
L'hiver, Mort, vide et sans dieux, Brisant la coquille de milliers d'œufs, Dans lesquels, traumatisées, dorment l'ivresse et la colère.
Le printemps, Le sang et le sein, Enfin, sans voile, sans masque, sans rien ! L'enfant est une fille, une femme, un mort rendu vivant.